20200407EricClaptonLifein12BarsDVDAujourd'hui nous voulons vous partager un coup de coeur pour le DVD

Eric Clapton : life in 12 bars

Documentaire de Lili Fini Zanuck

Pays : Grande-Bretagne, 2019

Durée : 2h14

(Date de sortie : le 23 janvier 2019)

Synopsis : Eric Clapton est pour des millions de gens une légende vivante du Blues et du Rock. Véritable icône, il a traversé les décennies, connaissant gloire et successions d’épreuves. Malgré sa pudeur, il nous livre pour la première fois l’ensemble de sa vie, y compris ses drames les plus intimes.

 

 

bande annonce DVD


copyright : Orsans Distribution 10 déc. 2018

 

20200407EricClaptonLifein12BarsDVDAujourd'hui nous voulons vous partager un coup de coeur pour le DVD

Eric Clapton : life in 12 bars

Documentaire de Lili Fini Zanuck

Pays : Grande-Bretagne, 2019

Durée : 2h14

(Date de sortie : le 23 janvier 2019)

Synopsis : Eric Clapton est pour des millions de gens une légende vivante du Blues et du Rock. Véritable icône, il a traversé les décennies, connaissant gloire et successions d’épreuves. Malgré sa pudeur, il nous livre pour la première fois l’ensemble de sa vie, y compris ses drames les plus intimes.

 

 

bande annonce DVD


copyright : Orsans Distribution 10 déc. 2018

 

Le film

Avec Clapton, tout commence et tout finit avec le blues. Au propre comme au figuré. L'histoire de cet immense guitariste est en effet jalonnée de tragédies personnelles.

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La blessure originelle

Il y a d'abord la blessure originelle de l'enfance, marquée par une lourde histoire de famille : celle qu'il avait toujours appelée maman était en réalité sa grand-mère. Pire, sa mère, qui l'a abandonné à la naissance, le rejette lorsqu'elle ressurgit dans sa vie à l'âge de 9 ans. Cette gifle indélébile va marquer tout le parcours d'Eric Clapton : il n'aura plus jamais confiance en personne. Seulement en la musique, découverte tout jeune en écoutant la radio, et en ses guitares, qui, elles, ne l'ont jamais trahi.

Les obsessions de Clapton

20200405boydLa première moitié du documentaire raconte l'obsession pour le blues de ce jeune musicien déjà remarqué pour sa virtuosité avant ses 18 ans. Puis son ascension au sein de plusieurs formations, en particulier les Yardbirds, John Mayall et Cream, jusqu'à atteindre le statut de guitariste de légende au mitan des années 60.

Instable, Eric Clapton quittera pourtant tour à tour ces groupes sans préavis, notamment lorsqu'ils virent trop "pop" à son goût. Son histoire avec l'industrie musicale venait à peine de commencer qu'il l'exécrait déjà, n'y voyant qu'un nid d'arrivistes.

Cette première partie est également marquée par une autre obsession de Clapton : celle, absolument dévorante, qu'il nourrit sans retour pour Patti Boyd, l'épouse de son ami George Harrison des Beatles, dont il est fou amoureux.

 

 

La descente aux enfers

20200405eclapton1La seconde partie du film chronique sa descente aux enfers, un mal d'amour sous perfusion de drogues dures et d'alcool. Mandrax, héroïne, cocaïne, LSD, "je ne savais plus où j'étais", se souvient-il. Cet amour contrarié pour Patti Boyd lui inspire néanmoins son chef d'œuvre, "Layla", au sein du groupe Derek and the Dominos.

Il devient dépressif. L'héroïne passe au premier plan. Il se retire dans son manoir et y vit en ermite, loin du monde, durant quatre ans. En 1974, il est de retour, libéré des griffes de l'héroïne. Mais il replonge aussitôt dans une autre addiction : l'alcool. En tournée, il apparaît ivre sur scène, devient imprévisible et multiplie les esclandres.

Il a même alors une tirade raciste restée dans les annales que le documentaire n'élude pas. "Je me suis dégoûté moi-même", remarque-t-il. "C'était impardonnable. D'autant que la moitié de mes amis étaient noirs et que ma musique l'était aussi. (…) Seule la bouteille comptait. Je devenais facho."

Il réussit finalement à entamer une relation avec Patti Boyd. Quelques années plus tard, la naissance de son petit garçon, Conor, conçu durant une liaison avec un mannequin italien, va le rattacher à la vie et le remettre sur pied. Trop brièvement. L'enfant disparaît tragiquement en 1991 à l'âge de 4 ans, en tombant du 53e étage d'un immeuble de Manhattan. A nouveau, Clapton perd la foi. Et écrit pour son enfant l'un de ses plus beaux hymnes, "Tears in Heaven".

 

Un documentaire au style singulier :

20200405eclapton4"Life in 12 Bars" ne ressemble pas à un documentaire classique, articulé autour de témoignages d'intervenants face caméra. Le film de Lili Fini Zanuck privilégie les archives personnelles, les photos commentées et les documents audio d'époque (on y entend Hendrix, entre autres), ponctués de quelques séquences vidéos rares et fortes, notamment en compagnie des Beatles, de Dylan ou d’Aretha Franklin, qui nourrissait pour Clapton une admiration sans borne.

Bien qu'elle lui ait sauvé la vie, il est finalement assez peu question de musique dans ce film à l'esthétique minimaliste. Il s'agit davantage d'un portrait d'homme blessé que de celui du dieu de la guitare, Eric Clapton. Ce héros discret s'y dresse une statue à sa façon, doloriste et sans gloriole, tout en disant se moquer du fait qu'il n'y aura bientôt plus personne à savoir qui il était.

Le documentaire sans complaisance de Lili Fini Zanuck montre un musicien passionné, sauvé par le blues avant d’être happé par ses addictions (héroïne puis alcool) et, finalement, capable de les vaincre. Le portrait d'un homme égoïste parfois lâche mais qui reste un prodige dans l’improvisation et la distorsion à la guitare, une histoire touchante qui nous fait mieux connaître ce musicien.

 

10 titres

 Eric Clapton : 10 titres incontournables en vidéos

Retour en vidéos live sur dix titres où la dextérité du guitar héros explose. Y compris sur des chansons composées par d'autres comme Robert Johnson, JJ Cale ou Bob Marley, qu'il a contribué à faire connaître. Et même sur un solo de l'Album blanc des Beatles passé à la postérité.

"Layla"

"Layla" est sans conteste le chef-d'œuvre de Eric Clapton. Sorti en 1970, au sein de son groupe Derek and the Dominos, ce titre avait été écrit pour Patti Boyd, la femme de George Harrison des Beatles, pour laquelle Clapton mourait d'amour. Cette chanson, dans laquelle il interpelle sa bien- aimée, lui avait été inspirée par un conte perse relatant un amour impossible. Pourtant profondément déprimé par cette passion contrariée, qu'il tente de noyer dans les drogues et d'alcool, Clapton est ici au mieux de sa forme à la guitare pour ce solo d'anthologie. Duane Allman, des Allman Brothers, assurait la guitare slide pour l'originale, pièce centrale de l'album "Layla and other assorted love songs" entièrement dédié à Patti Boyd. Voici une version live en 1988, en compagnie de Mark Knopfler (Dire Straits) et d'un autre invité spécial, Elton John, que l'on aperçoit coiffé d'un chapeau.

 

"Sunshine of your Love"

Il s'agit d'un des plus puissants singles de Cream, paru sur l'album "Disraeli Gears" en 1967. S'il n'a pas été composé par Clapton et est chanté par Jack Bruce, notre guitar hero emporte le morceau avec son solo. À noter que cet hymne a été repris par des artistes aussi différents que Ella Fitzgerald, Jimi Hendrix, Toto, Frank Zappa et Ozzy Osbourne.

 

"Crossroads"

En reprenant le légendaire "Cross Road Blues" de l'icône Robert Johnson, qui a fait couler tant d'encre (métaphore du fait de vendre son âme au Diable à la croisée des chemins contre le succès), Eric Clapton le fait sien avec un feeling et une virtuosité éblouissants. La première version est parue sur le double album culte de Cream "Wheels of fire" (un disque studio, un disque live) sorti en 1968. Le magazine américain Rolling Stone considère cette interprétation de Clapton comme le troisième meilleur titre à la guitare de tous les temps. En voici une version live en 2010, qui montre que Clapton, fils du blues, avait toujours le mojo il y a 10 ans.

 

"Tears in Heaven"

Cette chanson est née à la suite d'une abominable tragédie survenue dans la vie de Clapton : la mort accidentelle de son petit garçon, Conor. Malgré la dévastation et la longue prostration qui s'en sont suivi, cette chanson sort moins d'un an plus tard, à la fois sur la BO du film "Rush" et sur l'album "Unplugged" (acoustique) de Clapton. Il s'agit d'une chanson douce et lourde d'émotion, sans solo ni technique ostentatoire. Elle a valu au guitariste trois Grammys en février 1993, dont celle de Chanson de l'année. En voici le clip officiel, mixant images du film "Rush" et Clapton penché, les yeux clos, sur sa six cordes.

 

"White Room"

Sorti en 1968 sur l'album "Wheels of Fire", ce classique du répertoire de Cream contient surtout un solo pyrotechnique de Clapton à s'en faire tomber la machoire mêlant plusieurs techniques (wah wah, distorsion...). Un solo à retrouver ici à partir de 4:06 dans une version sensationnelle qui « cloue le bec ». Dans cette vidéo visiblement captée dans les années 80, Eric Clapton est entouré d'amis : le bassiste Nathan East, le clavier Greg Phillinganes (qui a joué pour Michael Jackson et Toto) et, vous l'avez reconnu, le batteur de Genesis Phil Collins derrière ses fûts.

 

"Cocaïne"

C'est une chanson du guitariste et bluesman JJ Cale sortie en 1976 avec laquelle Clapton a fait des étincelles, un an plus tard, sur son album solo "Slowhand" (l'un de ses surnoms). De la même façon qu'il avait su rendre hommage à Robert Johnson sur "Crossroads", il reprend "Cocaïne" de façon fidèle tout en lui insufflant un groove puissant et un solo en or (ici de 2:30 à 3:40) qui vont propulser la notoriété de ce titre et faire passer à la postérité cette chanson anti-drogue aux paroles ambigües ("Elle ne ment pas, elle ne ment jamais", disent-elles, mais aussi "N'oublie pas que tu ne peux jamais revenir en arrière"). À noter que Clapton avait déjà repris sur son premier album en 1970 "After Midnight'', une autre chanson de JJ Cale, qui l'a beaucoup influencé.

 

"Steppin' Out"

Ce morceau popularisé par le bluesman Memphis Slim en 1959 a été réinterprété pour la première fois par Eric Clapton lorsqu'il était le lead guitariste des Bluesbreakers de John Mayall, en 1966 (sur l'album Bluesbreakers with Eric Clapton). Il l'a ensuite joué chez Cream, y compris en live dans des versions improvisées qui pouvaient durer plus de 10 mn. En 1966, le son qu'il obtint en combinant une guitare Gibson Les Paul standard à un puissant ampli Marshall était si nouveau et si explosif qu'il fascina et influença la majorité des guitaristes de blues rock de l'époque. Certains considèrent même qu'il a ainsi changé pour toujours le son de la guitare électrique...

 

"While My Guitar Gently Weeps"

Cette chanson des Beatles est signée George Harrison, très ami avec Eric Clapton. Durant l'enregistrement de l'Album Blanc des Beatles en 1968, George propose le futur tube "While My Guitar Gently Weeps". Mais McCartney et Lennon y prêtent peu d'attention. Jusqu'à ce que George ait l'idée de traîner son ami Eric Clapton en studio et de l'imposer au solo de guitare. Magistral bien entendu. Si la présence de Clapton et sa Gibson Les Paul sont évidentes, tout le monde ayant reconnu le son et le vibrato si particulier du guitar héro, il n'est pas crédité car sous contrat avec une autre maison de disques. Harrison et Clapton joueront "While My Guitar' ensemble, notamment au concert pour le Bangladesh en 1971. Mais aussi ci-dessus en 1987, entourés de Ringo Starr et Phil Collins à la batterie et de Elton John et Jool Holland au piano !

 

 "I Shot The Sheriff"

Écrite et composée par Bob Marley, et sortie en 1973 sur l'album "Burnin'" des Wailers, cette chanson a été reprise par Clapton sur son album de la renaissance, "461 Ocean Boulevard" paru l'année suivante, en 1974. C'est son ami guitariste et collaborateur George Terry qui avait fait découvrir Bob Marley & The Wailers à Clapton, tombé aussitôt sous le charme. Mais, alors que George Terry insistait pour qu'il reprenne "I Shot The Sheriff", Clapton hésitait, craignant de ne pas être à la hauteur, et faillit même renoncer à inclure sa reprise sur son album au dernier moment. À sa grande surprise, sa version, plus pop, grimpa illico en tête du hit parade américain, devenant son premier numéro un au Billboard. Elle contribua du même coup à faire exploser la notoriété de Marley et du reggae aux États-Unis et dans le monde.

 

 "Old Love"

Une chanson écrite par Clapton et Robert Cray, sortie en 1989 sur l'album "Journeyman". En 1988, après neuf ans de mariage avec Patti Boyd (l'ex de George Harrison), le couple divorce. Cette chanson émotive est le reflet de cette rupture. La version live à Hyde Park en 1997 (ci-dessus) est remarquable pour son magnifique solo fluide et expressif de plus de 3 minutes (à partir de 3:35) sur sa Stratocaster, joué devant une immense foule silencieuse et recueillie.

Plus...

Explication du titre : "12 bars" c'est une référence à ces 12 mesures, canon du blues, donc la vie de Clapton résumé en 2 mots

Eric Clapton a faillit arrêter la musique le jour ou il s'est retrouvé sur scène avec jimi Hendrix, dégoûté par l'avance et la créativité de l'américain, ce petit documentaire l'explique très bien :cacestdurock.com

 

Le petit cours de guitare d'Eric Clapton en 1968

Voici un extrat du film "Farewell Concert" de Tony Palmer, qui montrait le concert d'adieu de Cream au Royal Albert Hall le 26 novembre 1968. Ce film contenait également des interviews de chaque membre du groupe, dont une de Clapton. Ce cours accéléré du guitariste de légende sur son jeu et le son qu'il obtenait à l'époque n'a pas de prix. Quant à ce look, mamma mia !

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