Il était l'un des inventeurs du Rock'n'Roll avec Chucky Berry, Fats Domino, Bo Diddley ou encore Elvis Presley. Interprète légendaire de Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up ou Good Golly Miss Molly, Little Richard s'est éteint à l'âge de 87 ans, le 9 mai 2020.

 Sources : Wikipedia  /  France Info  /  Les Inrocks  /  Nostalgie  /

Il était l'un des inventeurs du Rock'n'Roll avec Chucky Berry, Fats Domino, Bo Diddley ou encore Elvis Presley. Interprète légendaire de Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up ou Good Golly Miss Molly, Little Richard s'est éteint à l'âge de 87 ans, le 9 mai 2020.

 Sources : Wikipedia  /  France Info  /  Les Inrocks  /  Nostalgie  /

Biographie

20200513imILLUarticlelittlerichard 6Le début de sa carrière

Durant son enfance en Georgie, aux côtés de ses onze frères et sœurs, Richard Wayne Penniman est bercé par la musique gospel, que lui inculque son père adventiste qui sera assassiné en 1952. Quelques années plus tard Little Richard remporte un concours à Atlanta qui lui permet de signer un contrat avec la RCA. Il enregistre alors quelques titres qui ne rencontrent pas l'écho escompté. Il faut attendre cette maquette de blues et de R&B, envoyée à la Speciality Records pour que débute sa carrière. La maison de disques, qui est emballée, lui fait signer un contrat en 1955 et lui demande de gagner la Nouvelle Orléans.

Tutti Frutti, son premier tube20200513imILLUarticlelittlerichard 4

C'est là, qu'il fredonne lors d'une pause en séance d'enregistrement le devenu légendaire Tutti Frutti. Un titre plutôt obscène et quelque peu absurde. Pour autant, Robert Blackweel, qui décèle le potentiel de l'artiste et de la chanson, lui fait modifier les paroles. Le producteur ne s'y est pas trompé. En 1956, Tutti Frutti est d'abord un succès avant de devenir un classique du Rock'n'Roll.

La notoriété de Little Richard devient grandissante avec : Long Tall Sally (1956), Rip it up (1956), Jenny, Jenny (1957) et Good Golly, Miss Golly (1958). A la manière d'un Jerry Lee Lewis , Little Richard ne laisse aucune chance au piano qui s'emballe au rythme de ses excentricités (des yeux soulignés d'une couche de crayon, des cheveux dressés sur la tête et des interprétations ponctuées de " Woo ") lors de ses prestations scéniques.

20200513imILLUarticlelittlerichard 8Personnage excentrique

Son personnage gagne encore en popularité lorsqu'il joue dans Don't Knock The Rock aux côtés de Bill Haley dans le film de Fred Sears en 1956. Il s'offre même, la même année, une apparition dans La Blonde et moi de Frank Tashlin, aux côtés de Jane Mansfield, Fats Domino, les Platters et Gene Vincent.

Sa carrière marque une pause à partir de 1957 et Litlle Richard en termine alors avec le maquillage, les bagues et les chaussures fantaisie. Il entre en religion. Devenu pasteur puis ministre de l'église adventiste, il chante de nouveau du gospel sous le regard bienfaiteur de Quincy Jones.

Little Richard aux côtés des Beatles et des Rolling Stones20200513imILLUarticlelittlerichard 9

En 1962, il effectue une tournée en Angleterre, durant laquelle les Beatles et les Rolling Stones lui témoignent leur admiration.

Il n'en fallait pas tant... Little Richard part avec les Beatles qui assurent sa première partie à Hambourg. Quand aux Rolling Stones, ils ne manquent pas non plus ses premières parties avec les Everly Brothers. Il s'offre alors un guitariste de renom, un certain... Jimi Hendrix.

Dès lors, l'artiste oscille entre religion et chant sous oublier le cinéma avec lequel il renoue en 1986, lorsqu'il joue dans Le Clochard de Beverly Hills de Paul Mazursky, aux côtés de Bette Midler, un remake du long métrage de Jean Renoir Boudu sauvé des eaux.

En 1992, il enregistre son dernier album Shake It All About pour le compte de Disney. Les années suivantes, sa maison de disques sort 2 compilations, en 1996 et 2006. Depuis sa carrière, récompensée par un Grammy Awards en 1993, est jalonnée d'apparitions en tous genres qui rappellent la place prépondérante occupée par Little Richard dans la légende du Rock'n' Roll.

 

 

Discographie

 

Here's Little Richard 1957

Little Richard 1958

The Fabulous Little Richard 1959

Pray Along with Little Richard 1960, Volume 1

Pray Along with Little Richard (Vol 2) 1960

The King of the Gospel Singers 1961

Little Richard Is Back (And There's A Whole Lotta Shakin' Goin' On!) 1964

Little Richard's Greatest Hits 1965

The Explosive Little Richard 1967

The Rill Thing 1970

The King of Rock and Roll 1971

The Second Coming 1972

Right Now! 1974

Little Richard Live 1976

God's Beautiful City 1979

Lifetime Friend 1986

Shake It All About 1992

Little Richard Meets Masayoshi Takanaka 1992

Southern Child 2005

Vidéos

 

Tutti Frutti (1955), version live de 1995

"Je tiens à ce que vous sachiez que le rhythm and blues a eu un bébé, et on lui a donné le nom de rock and roll", rappelle Little Richard au début de cette performance captée en 1995 durant un concert du Rock and Roll Hall of Fame. Longue chevelure noire, tenue de gala, orchestre survolté, le rocker alors âgé d'environ 62 ans enflamme toujours le public. Dès 1956, la chanson a été interprétée par son compositeur dans le film musical Don't Knock The Rock de Fred Sears.

Good Golly, Miss Molly (1956), à Londres en 1972

Si Little Richard n'a pas écrit Good Golly, Miss Molly, cette chanson de 1956 n'en demeure pas moins un grand classique de son répertoire, repris ci-dessus par un Little Richard sexy et androgyne devant un public euphorique à Wembley. Cosignée par John Marascalco, l'un des songwriters travaillant à ses côtés, et le producteur Robert Blackwell, la chanson d'abord sortie en single en 1956 a été intégrée au deuxième album studio du chanteur.

Pour l'intro au piano de la version discographique, le chanteur a confié s'être inspiré de celle de Rocket 88 d'Ike Turner. À (re)voir aussi, cette superbe version live à la télévision britannique datée de 1964 ou encore cette séquence étonnante immortalisée en 1992 à l'occasion du 50ème anniversaire de Mohamed Ali, en sa présence.

Rip It Up (1956), à la télévision britannique en 1964

La chanson Rip It Up, également signée Marascalco-Blackwell, est sortie en juin 1956 et a été enregistrée la même année par Bill Haley. Le son et l'image du document ci-dessus sont moyens, hélas, mais on y observe le charisme d'un Little Richard, avec de faux airs d'Otis Redding, littéralement au sommet, qui emballe sans effort apparent un public 100% blanc lors d'une performance diffusée en 1964 par la télévision britannique. À voir aussi, cette version effervescente à Londres en 1972.

Long Tall Sally (1956), à L'Olympia en 1966

Long Tall Sally, l'un des grands classiques de Little Richard, a été lancé en mars 1956 avant d'intégrer le premier album du chanteur Here's Little Richard en 1957. La séquence ci-dessus, tout en cris et en sueur, a été filmée à L'Olympia, à Paris, en 1966. Elle donne une idée de la présence physique, totalement incarnée, et de l'énergie érotique de Little Richard sur scène. On ne peut qu'en imaginer l'impact sur des jeunes Blancs des classes moyennes des années 50 et 60, enfermés dans des carcans préétablis dont il n'était pas envisageable de sortir. Autre version, plus habillée et cosy, toujours rock, ce document en couleur réalisé probablement pour la télévision américaine, et bien sûr, l'extrait du film Don't Knock The Rock (Fred Sears, 1956).

Lucille (1957), live extrait d'un documentaire (1973)

Un autre classique de Little Richard, une autre époque avec l'assouplissement des codes vestimentaires dans les années 70. Dans cet extrait du documentaire Let The Good Times Roll (Robert Abel, Sidney Levin, 1973), entrecoupé d'images d'archives, Little Richard reprend Lucille devant un public enthousiaste. Mêmes yeux écarquillés, même gestuelle, même aplomb joyeux que quelques années plus tôt : "Je veux que vous sachiez tous que je suis le roi du rock and roll !" Ce en quoi il n'avait décidément pas tort. Et la star de dicter aux femmes, puis aux hommes, "le juste cri".

Ready Teddy (1956), L'Olympia en 1966

Un public subjugué, certains regards ne trompent pas, par un Little Richard hypnotique. En communion avec ses fans, le chanteur finit par tomber la chemise lors de cette soirée d'anthologie captée à L'Olympia, à Paris, en 1966. Ready Teddy, qui figure dans le premier album de Little Richard sorti en 1957, est une autre chanson du partenariat Marascalco-Blackwell au service du chanteur. Autre version à découvrir, celle du film La Blonde et Moi (1956) de Frank Tashlin, pour lequel Little Richard interprétait aussi la chanson-titre du film.

Let The Good Times Roll en l'honneur de Quincy Jones

Initialement enregistrée par Louis Jordan en 1946, reprise par la suite par le bluesman B.B. King, entre autres, la chanson Let The Good Times Roll est interprétée ici par un Little Richard en pleine forme, en l'honneur de Quincy Jones pour célébrer la première nomination de Quincy aux Grammy Awards, selon la voix du commentateur, très probablement dans les années 80 ou au début des années 90. Quincy Jones est ravi, nous aussi.