20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope1La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l'Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d'Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

 

 sources : herodote  /  wikipedia  /

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20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope1La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

Elle laisse un bilan sans équivalent dans l'Histoire avec plus de cinquante millions de morts, majoritairement des civils (400 000 Américains, autant de Britanniques, 600 000 Français, huit millions d'Allemands, vingt millions de Soviétiques etc).

 

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L'histoire

Défaite totale de l'Allemagne nazie

À partir de la bataille d'El-Alamein (23 octobre 1942), les armées allemandes ont subi défaite sur défaite et reculé sur tous les fronts jusqu'au 25 avril 1945, date à laquelle les troupes soviétiques et anglo-américaines ont fait leur jonction au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe, à Torgau.

Hitler, terré dans son bunker de Berlin, avec son dernier carré de fidèles, se suicide le 30 avril.

20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope2Il revient à son successeur, le grand-amiral Karl Dönitz (ou Doenitz), replié à Flensburg, sur la frontière avec le Danemark, de demander la cessation des combats aux puissances alliées, les Anglo-Saxons et les Soviétiques.

Le 6 mai, Dönitz envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims (France), au quartier général des forces alliées. Celui-ci est, depuis février 1945, installé dans le grand bâtiment de briques rouges de l'École professionnelle de Reims, à proximité immédiate de la gare ferroviaire.(l'établissement porte aujourd'hui le nom de lycée Roosevelt ; la salle de la capitulation est un musée public).

L'Allemand s'entretient avec le général américain Walter Bedell Smith, chef d'état-major du général Dwight David Eisenhower (54 ans), commandant en chef des forces alliées en Europe. Il tente de négocier une paix séparée avec les Anglo-Saxons mais doit bien vite y renoncer et se résigne à une capitulation générale sans condition.

 

Signature de la capitulation à Reims (7 mai)

20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope3C'est ainsi qu'avec les pleins pouvoirs de Dönitz, le général Alfred Jodl (55 ans) signe le 7 mai 1945, à 2h 41 du matin, la capitulation sans condition de l'Allemagne. Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international.

Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter Bedell-Smith et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, adjoint du général Juin et chef d'état-major de la France Libre, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope4En l'absence d'un officier général allemand d'un rang égal au sien, le général Eisenhower a choisi pour sa part de rester dans son bureau. Mais c'est à lui que revient l'annonce radiophonique de la victoire, à 3h39 du matin, dans la salle de la signature. « Il est particulièrement symbolique que la reddition ait été signée au coeur de la France, ce pays qui a tant souffert, ce pays où nous avons débarqué en juin dernier et dont les forces armées et les mouvements de résistance nous ont tant aidés », déclare-t-il.

La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01, le temps que les ordres nécessaires puissent être communiqués à toutes les unités.

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope5Pour Staline, l'allié soviétique, pas content du tout, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique. Cette exigence puise sa justification dans la part essentielle qu'ont pris les Soviétiques à la victoire, par le sang versé. À eux seuls, ils ont encaissé 80% de l'effort de guerre nazi. 

Pour cette formalité, les chefs des armées combattantes se retrouvent donc le lendemain 8 mai 1945, à 15 heures, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Gueorgui Joukov (49 ans), dans une école militaire du génie du quartier de Karlshorst.

Les trois armes allemandes sont représentées par le général Hans Juergen Stumpff, commandant en chef de la Luftwaffe, le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, l'amiral Hans Georg Von Friedebourg, Kriegsmarine.

20200507imILLUhuitmai1945FindelaguerreenEurope6La séance se tient dans le mess de l'école, sous les drapeaux des vainqueurs, à 23 heures (minuit, heure de Moscou). Glacial, Keitel signe les protocoles pendant un bon quart d'heure. 

Côté allié, c'est à Joukov et au maréchal en chef de l'air britannique Arthur Tedder qu'il revient de signer les protocoles. Le général américain Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny les paraphent comme témoins.

Une fois les signatures terminées, le maître de cérémonie Joukov lance sèchement : « La délégation allemande peut quitter la salle ». Aussitôt après, l'atmosphère se détend et les vainqueurs passent à table à l'invitation de Joukov qui a prévu deux cents couverts pour un banquet qui va se terminer au petit matin au milieu des chants et des danses.

Pendant ce temps, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, annoncent simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945. 

La capitulation n'est pas la paix

La guerre ne se termine cependant pas avec la capitulation de l'Allemagne nazie... Le Japon de l'empereur Showa, allié de Hitler, poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour amener ce pays à résipiscence.

C'est seulement avec la capitulation du Japon le 2 septembre 1945, près de quatre mois après celle de l'Allemagne, que prend donc véritablement fin la Seconde Guerre mondiale.

Les Américains distinguent ainsi le V-E (Victory-Europe) Day, jour de la victoire en Europe et le V-J (Victory-Japan) Day, jour de la victoire sur le Japon.

 

Sélections Médiathèque

 Voici la liste des sélections de documents de la médiathèque concernant la guerre 39-45

Bandes dessinées Seconde Guerre Mondiale

 OPAC Sélection de notices

 Littérature ados Seconde Guerre Mondiale

OPAC Sélection de notices

Romans Seconde Guerre Mondiale

OPAC Sélection de notices

Romans jeunesse Seconde Guerre Mondiale

OPAC Sélection de notices
 

Vidéos

 

Pourquoi y a-t-il eu la seconde guerre mondiale ? - 1 jour, 1 question

copyright : 1 jour, 1 question

8 MAI 1945: LA CAPITULATION

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8 Mai 1945 : La Victoire finale des alliés

 

 copyright : La 2de Guerre Mondiale